Bonjour à tous,
Et bienvenue aux nouveaux qui ont débarqué ici après un post LinkedIn, un épisode de podcast ou un bon vieux bouche-à-oreille. Vous tombez à point nommé.
Attachez votre ceinture bien comme il faut, cette édition s'annonce DENSE.
Au programme
- Un épisode de podcast à ne pas rater
- Des nouvelles de l'ékip Com & Cru
- Lancer une cuvée ne sauvera pas votre marque
- Feuille de route maison pour une gamme co
| En ce moment, votre plus gros défi c'est... |
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Faut-il trahir son ADN pour vendre du vin en 2025 ?
On commence fort cette édition avec THE question à 1 000 euros.
La question qui donne des migraines à l'ensemble des opérateurs de la filière, à juste titre.
C'est bien connu, quand les ventes stagnent et que le contexte se durcit, la panique rôde.
Et avec elle, le syndrome bien connu du “yakafokon” :
- faut qu’on simplifie notre discours (traduction : balançons du TikTok même si on vend du vin orange par cartons de 3 à des CSP+)
- faut qu’on se mette au sans alcool… même si on n’y croit pas une seconde
- faut qu’on se réinvente… sans savoir ce qu’on est au départ
STOP.
Avant d’imiter ce que font les autres, encore faut-il savoir qui on est.
Et surtout : ce qu’on veut incarner.
Dans le dernier épisode du podcast, je reçois Khadija Mezhoud, responsable marketing du Cellier des Demoiselles, une cave coopérative languedocienne centenaire. Mais à l'ADN bien vibrant.
Dans cet épisode, on parle de :
- cohérence de marque VS opportunisme
- innovation raisonnée
- communication intergénérationnelle sans tomber dans le jeunisme
Un échange concret, sans langue de bois, pour celles et ceux qui veulent moderniser leur marque sans trahir leurs racines.
🎧 À déguster sur votre plateforme d'écoute préférée, sans modération.
Des nouvelles de l'ékip Com & Cru
(Si c'est la première fois que vous recevez la newsletter, ne soyez pas choqué par l'orthograf du mot "équipe", tout va bien se passer, c'est juste la manière dont je parle. SURPRISE.)
Ces dernières semaines j’ai été amenée à beaucoup présenter Com & Cru auprès de prospects, dans des tables rondes ou des ateliers.
Et à chaque fois que j’explique comment je bosse, les gens tombent de leur chaise en découvrant que je ne suis pas toute seule dans mon coin.
Alors remettons les pendules à l’heure, les points sur les i et les barres sur les t.
Je travaille en ékip depuis + de 3 ans.
Déjà avec nos clients, on fait clairement des effectifs le temps de la mission, et on adore (même si parfois c'est intense hihi).
Et surtout avec l’équipe Com & Cru, je parle bien sûr de Julia, qui pilote la partie tendances et naming, d'Émilie notre boussole qui s'occupe d'organiser les entretiens côté consommateurs et professionnels et de Pierre, notre sniper des études de marché France et international.
"Mais qu'est-ce que vous faites exactement ?". Bougez pas.
On accompagne les marques à 3 niveaux
→ Plateforme, gamme, discours, différenciation
On clarifie le cap, on rend l’offre lisible et on transforme tout ce bazar en moteur de croissance. De la création de la marque à la refonte des packagings et de votre segmentation, on s'occupe de tout.
Pour qui : Des domaines familiaux, des caves coopératives, des négociants, des marques émergentes ou en refonte qui savent qu’ils doivent changer de braquet. Des boîtes qui ne veulent plus se contenter de "bien faire" leur produit, mais qui veulent le faire savoir intelligemment.
- Personal branding (dirigeants et équipes)
→ Structuration de la prise de parole pro sur LinkedIn
On construit une stratégie de visibilité alignée sur vos vrais enjeux : faire rayonner votre marque, attirer les bons clients, développer votre réseau, recruter les bons profils.
Pour qui : Des dirigeants du vin, des spiritueux et du sans alcool.
- Direction marketing externalisée
→ Stratégie, pilotage, contenus, canaux, coordination.
On joue le rôle de direction marketing externalisée pour les marques ambitieuses qui veulent structurer leur développement (mais n’ont pas encore la team ou les moyens de le faire en interne).
Pour qui : Des marques en croissance, des structures qui internalisent peu ou mal, des fondateurs débordés. Celles et ceux qui savent qu’un bon produit ne suffit plus, mais qui ne veulent pas brûler du budget à l’aveugle.
Pourquoi lancer une nouvelle cuvée ne sauvera pas votre marque
Ces dernières semaines, j’ai assisté aux soutenances de mes étudiants de Bachelor et M2 à l’ISV. Les petites têtes blondes du Bachelor, je les suis depuis leur entrée à l’école, donc forcément, ça serre un peu la gorge de les voir partir.
Mais au-delà de l’émotion, ces oraux ont été une vraie mine d’or pour détecter ce qui coince (et ce qui cloche) dans les projets de marque du secteur.
Je ne vais pas pouvoir tout décortiquer ici, faut pas pousser mémé dans les orgies, mais il y a un point que je ne pouvais pas garder pour moi : l’illusion du sauvetage par la cuvée.
Lancer une nouvelle cuvée pour relancer vos ventes ?
C’est un peu comme faire un enfant pour sauver un couple en crise.
C'est naze.
Désolée de le dire comme ça, mais c’est ce que je vois partout : des cuvées créées en réaction, pas en réflexion.
Des gammes construites à l’intuition, sans vision d’ensemble. Résultat : une offre illisible, des produits qui se cannibalisent et un discours commercial en eau de boudin. Alors avant de penser flaconnage, packaging, ou nom de cuvée, posez-vous la vraie question : est-ce que votre gamme a un sens ?
Pas juste pour vous, mais pour votre client.
Est-ce qu’on comprend ce qu’elle raconte ?
Est-ce qu’elle guide l’achat ?
Est-ce qu’elle donne envie de découvrir la suite ?
(Fin de l'interrogatoire).
Une feuille de route concrète pour mettre de l’ordre dans vos gammes
1/ Faites l’inventaire
Sérieusement. Notez tout : nom, millésime, prix, volume produit ET vendu, circuits, canal principal. Et pour chaque cuvée : quelle était l’intention à la base ? Et quelle est sa place aujourd’hui dans votre storytelling ? Si vous ne pouvez pas l’expliquer en une phrase claire, c’est qu’il y a un souci.
2/ Analysez les usages
À quel moment est-elle bue ? Par qui ? En quelle saison ? Et comment est-elle vendue ? Une cuvée qui cartonne au caveau ne fera peut-être jamais de miracle sur un site e-commerce.
3/ Repérez les redondances
Deux rouges à 13,50€ avec le même cépage ? Un blanc sec qui se bat avec un autre dans la même gamme ? Si vous hésitez… votre client, lui, abandonne l’affaire.
4/ Identifiez vos locomotives… et vos boulets
Cuvées qui tournent toutes seules ? Conservez-les précieusement. Celles qui aspirent votre énergie pour trois ventes sur Veepee ? Virez-les ou repositionnez-les.
5/ Redessinez votre architecture. Une bonne gamme, c’est un crescendo:
- Entrée de gamme = porte d’entrée facile (MAIS LE VIN DOIT ÊTRE BON SVP)
- Cœur de gamme = l’identité de la maison
- Parcellaires ou élevages spécifiques = montée en gamme + crédibilité
- Éditions limitées = image, innovation, test & learn
6/ Tissez le fil rouge
Cépage, terroir, esthétique, promesse, personne-clé : peu importe, mais il faut du liant entre les différentes gammes.
CONSEIL BONUS : imprimez vos étiquettes, alignez-les. Est-ce qu’on comprend que ça vient de la même maison ? Ou on dirait un placard à échantillons de salon pro ?
Vous souhaitez poser une question ?
Rdv en commentaire, sur LinkedIn ou par mail. J’y répondrai au prochain épisode, croix de bois, croix de fer. J’pense qu’on a fait le tour pour aujourd’hui.
Si jamais vous mettez de l'ordre dans vos gammes grâce à la feuille de route donnée en corps de mail, faites-le moi savoir. On dirait pas comme ça, mais je lis tous vos retours.
À tout bientôt.
PS - d’ici là, prenez soin de vous.